DEDICACE A MES OREILLES : A Propos

 

Pourquoi Un Site Dédié au Vinyle?

J’ai acheté des vinyles depuis mon plus jeune âge jusqu’en 1987, date à partir de laquelle tous les disques sortaient en format vinyle et CD simultanément. A cette époque, la plupart des vinyles que j’achète sont des pressages français, allemands ou hollandais et je laisse de côté les pressages US ou UK, alors étiquetés IMPORT et beaucoup trop chers. Lorsqu’un pressage européen coûte 35 francs, il faut alors débourser jusqu’à 90 francs pour se payer un original US ou UK.​

Il faut dire que nos chaînes Hi Fi en ces temps-là n’ont souvent pas le potentiel requis pour mettre en évidence l’apport fondamental des pressages américains ou anglais par rapport aux pressages européens.​

En 1982, arrive le CD, une véritable révolution dit-on, un support inaltérable sans aucun défaut avec une puissance et une clarté de son inégalées. On se rue alors tous sur ce support ; pensez, il n’y a aucun grésillement, aucun craquement. On peut enfin écouter WISH YOU WERE HERE sans aucune perturbation, le Graal absolu. On se désintéresse donc de nos fameuses galettes noires au profit de ces petits compacts disques rangés au fond d’un boîtier de plastique avec pour seul emballage, une étiquette en papier de 12 x 12 cm, sensée remplacer nos mythiques pochettes de 33 tours de 32 x 32 cm. Pire, les pochettes de nos disques fétiches sont très souvent tronquées, le lettrage est modifié et les couleurs ne sont pas respectées. Nous sommes en face d'une véritable escroquerie ! Mais qu’importe, ça ne grésille pas !​

Pour corser la note, le prix est une véritable arnaque. En 1985, un CD coûte 150 francs alors qu'il ne faut dépenser que 70 francs pour sa version vinyle. Certains imports venus du Japon atteignent des prix indécents jusqu’à 270 francs. Pour mon plus grand malheur, je marche à fond dans la combine, achetant des centaines, puis des milliers de CD, remplaçant ainsi toute ma discothèque vinyle.

Heureusement, et contrairement à beaucoup d’entre nous, je ne commets pas l'erreur de vendre mes chers vinyles. Je commence pourtant à le faire, et mon 1er et seul acheteur me prend une vingtaine de vinyles en état irréprochable. Il me rappelle quelques jours plus tard pour m’en acheter d’autres, mais je lui réponds alors que non seulement, je ne les vends plus, mais en plus je lui propose de lui racheter ceux que je lui ai vendus, ce qu'il refuse évidemment. ​

Vers 1990, le format vinyle a presque totalement disparu du marché. Avec le progrès du digital, les maisons de disques se mettent à remasteriser tout leur catalogue. Pris au piège, on rachète tout et on passe une nouvelle fois à la caisse. Le son semble en effet meilleur et pour une fois, un effort est fait sur les pochettes qui, dans le meilleur des cas, se présentent maintenant sous forme de petits livrets retraçant la carrière ou l’histoire du groupe.​

Pourtant, malgré l’amélioration des CD et de la qualité des lecteurs, je reste déçu par le son des compacts disques. Le son manque de chaleur et d’aération et il est souvent trop agressif à mon oreille. La scène sonore, idéalement centrée, nous donne l’impression d’écouter toujours le même disque. Mais ce qui me perturbe le plus, ce sont les rééditions des enregistrements analogiques des groupes des années 70 qui ne sonnent absolument pas comme un bon disque vinyle. Les maisons de disques ne sont en effet jamais parvenues à retrouver ce petit grain si caractéristique du son d’un disque vinyle.

C’est en 2007 que je commence à racheter des vinyles d’occasions sur des sites bien connus comme Cdandlp et surtout Discogs. Au fil des années, je me spécialise dans l’achat de pressages originaux US ou UK, d’une qualité bien supérieure aux pressages européens. Ce sont 2 mondes radicalement différents.​

Aujourd’hui, j’écoute 90% de vinyles et seulement 10% de CD. J’ai encore amélioré mon système en faisant l’acquisition de la fameuse platine LP12 du fabricant écossais Linn et d’un pré-phono EAR 834P. Ces 2 appareils m’ont fait passer dans une autre dimension et l’écoute d’un CD d’un groupe des années 70 m’est à présent insupportable.

Et puis, il y a ces fameuses pochettes ! Des œuvres d’art pour la plupart, réalisées à l’époque par les meilleurs designers. Parmi eux figurent des artistes de talent comme Andy Warhol, Roger Dean, Guy Peellaert ou des sociétés graphiques comme Hipgnosis et son génial designer Storm Thorgerson.​

Ce site est dédié au génie de tous ces artistes et de tous ces musiciens qui m’ont apporté tant de bonheur, avec une mention spéciale pour les Glimmer et les Toxic Twins, Jimmy Page, Ritchie Blackmore, Mrs Gilmour et Brooker, Jim Morrison, Lindsey Buckingham, Tommy Bolin, Zappa et Alvin Lee sans oublier l'inégalable Joni Mitchell. Eux m'ont vraiment fait VIBRER!! J'ai failli oublier Dylan, Lou Reed et Grace Slick.

Enfin, je tiens à remercier tous mes voisins qui ne se sont presque jamais plaints des décibels que je leur faisais subir. Aujourd'hui, qu'ils soient rassurés, mon "auditorium" est insonorisé.

J-Luc

Pour Catherine, Lara, Sandro et Isia

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