DEDICACE A MES OREILLES : Chroniques

  Les Chroniques de Disques

Lorsqu’on écoute des disques de groupes célèbres sans savoir ce qui se cache derrière leurs musiques ou leurs membres, on passe à côté de quelque chose de majeur.

Si on connaît le contexte d’un disque ou l’histoire d’un groupe, l’écoute de la musique a une saveur différente.

Passer du magistral PRESENCE de LED ZEPPELIN au dernier album IN THROUGH THE OUTDOOR, en ignorant qu’entre temps Jimmy PAGE a crashé son beau dirigeable du côté d’Oakland au cours d’une nuit sauvage de juillet 77, constitue un handicap essentiel. Ne trouve-t-on pas ici la cause racine de ce raté monumental qu’est In Through The Outdoor ?

De même, peut-on écouter BEGGARS BANQUET des ROLLING STONES, un des tous meilleurs albums jamais enregistrés, sans savoir qu’un an auparavant, le groupe était en totale perdition après la sortie du calamiteux THEIR SATANIC MAJESTIES REQUEST ?  Que s’est-il passé pendant ces 13 mois pour qu’un groupe moribond puisse ensuite être capable de graver un tel chef d’œuvre ?

 

En faisant abstraction de l’histoire, on se prive de choses capitales et la musique ne s’apprécie plus de la même façon.   

 

Les rubriques présentes ici essaient de replacer les disques dans leurs contextes au moment de leurs enregistrements. Un avis personnel est également donné, mais ce n’est que mon avis.

A chacun le sien !

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       Nos Chers Disparus

Tous ces musiciens que l’on adore depuis les années 60-70 ne devraient pas vieillir et encore moins mourir. Hélas, tous ceux qui sont encore vivants aujourd’hui, accusent au compteur 70 ans bien sonnés.

Ces deux dernières années, la Grande Faucheuse a bien fait son travail et tous les mois on apprend qu’un de nos musiciens préférés a quitté ce monde à jamais. C’est bien triste.

D’autres n’ont pas eu la chance de vieillir. Je me souviens de la 1ère fois qu’une rock star est décédée. C’était en juillet 69 et on venait d’apprendre la terrible nouvelle. Brian JONES, fondateur des ROLLING STONES, s’était noyé dans sa piscine. Il n’avait que 27 ans. Brian JONES, pour nous, c’était une idole. Sur les pochettes des 45 Tours des Stones, on ne voyait que lui, avec son casque d’or et ses tenues de Dandy. Il éclaboussait les quatre autres. C’est tout juste si l’on savait qu’il avait quitté les Stones trois semaines plus tôt. A l’époque, il n’y avait pas internet.

 

Puis ce fut le tour de Jimi HENDRIX l’année suivante, autre mort retentissante. Il avait lui aussi 27 ans. Puis Jim MORRISON, qu’on ne connaissait pas bien en France en 1971. La mort d’ELVIS a également secoué le monde en 1977. On pensait alors qu’ils allaient tous mourir jeunes.

Et puis non. Beaucoup ont résisté à la vie infernale qu’est celle d’une rock star, et sont encore en vie aujourd’hui. Beaucoup continuent même à faire de la musique, et c’est tant mieux.

 

Qui aurait dit en 1966 que les ROLLING STONES et Bob DYLAN seraient encore les vedettes de la scène Rock en 2020 ?

Sans doute personne.

NB : Des Nécros sont disponibles pour certains artistes. Dans ce cas, c'est mentionné en bas à gauche de l'écran.

Nos Chers Disparus après 2000
Nos Chers Dispaus avant 2000

    Les Nécros Déjà Disponibles

 
 

         Souvenirs de Concerts

De 1975 à 1985, j’ai assisté à énormément de concerts. Habitant à Strasbourg, nous avions deux salles importantes dans la région, LA FOIRE AUX VINS à Colmar et LE HALL RHENUS à Strasbourg.

Toutes deux pouvaient accueillir plus de dix mille personnes. Le son et les conditions d’accueil n’étaient hélas pas au niveau des nombreuses salles de concert allemandes.

En raison des nombreuses bases militaires américaines en Allemagne, les groupes anglo saxons raffolaient tourner outre-Rhin. Ainsi des salles comme la FESTHALLE à Francfort ou l’OLYMPIAHALLE à Munich étaient alors très prisées. C’était moderne et les conditions pour les spectateurs étaient nettement meilleures qu’en France.

Les allemands excellaient également dans l’organisation de grands festivals d’été en plein air, les fameux OPEN AIR. Plusieurs groupes étaient alors à l’affiche et les grands stades de football allemands étaient idéaux pour les accueillir, avec des capacités avoisinant les 50.000 spectateurs à Saarbrücken, Stuttgart, Mannheim ou Kaiserslautern. Il y avait également le festival de la LORELEÏ au bord du Rhin Héroïque à Sankt Gothausen.

J’ai évidemment profité de ces salles et de ces festivals à de multiples reprises. J’ai ainsi pu applaudir LED ZEPPELIN, BOB DYLAN, FLEETWOOD MAC, TEN YEARS AFTER, QUEEN, FOREIGNER, KANSAS, les ROLLING STONES, ZAPPA, MOLLY HATCHET, RORY GALLAGHER, BLUE OYSTER CULT ou BOB MARLEY et bien d’autres encore.

A Strasbourg et à Colmar, j’ai vu YES, GENESIS, SANTANA, ZZ TOP, QUEEN, SCORPIONS, RAINBOW, WISHBONE ASH, MOTORHEAD, OUTLAWS, BLACKFOOT, STEPPENWOLF ou UFO.

J’ai également été au fameux PAVILLON DE PARIS pour voir DYLAN en 78, à Dijon pour GRATEFUL DEAD et au Palais Omnisports de BERCY pour mon dernier concert en 1985 avec DEEP PURPLE.

Mais il y aussi ceux que je n’ai jamais vus et que j’aurais pourtant tant voulu voir comme PINK FLOYD, BLACK SABBATH avec Ozzy OSBOURNE, AEROSMITH, EAGLES, RAINBOW avec leur chanteur Ronnie James DIO, AC/DC avec Bon SCOTT, Joni MITCHELL ou KING CRIMSON.  

Et puis, il y a ceux que j’ai volontairement écartés parce que je ne les aimais pas, comme AC/DC avec leur nouveau chanteur Brian JOHNSON, SUPERTRAMP ou POLICE qui sont passés tous les trois au HALL RHENUS attirant 11.000 spectateurs chacun.

Je n’oublie pas aussi les autres petits concerts avec des groupes dits de seconde zone, mais qui souvent auraient pu, dans d’autres circonstances, voler la vedette à quelques-uns cités plus haut. Je citerais Michael SCHENKER et son MSG qui a totalement éclipsé un soir d’automne 83 les poussifs IRON MAIDEN, au palais des sports à Besançon. Ce soir-là, SCHENKER a fait un malheur avec sa célèbre GIBSON FLYING V et IRON MAIDEN en a fait les frais.

En 1985, au vu de la tournure des événements dans le milieu du rock et le niveau des groupes d’alors, j’ai décidé de tirer un trait sur les concerts. J’ai tout de même fait une exception en 2005 avec la venue de Neal CASAL et son groupe fabuleux HAZY MALAZE à la laiterie à Strasbourg, devant 300 spectateurs.

Aujourd’hui à Strasbourg, nous avons une super salle de 13.000 places, le ZENITH. Malheureusement, plus aucun groupe actuel n'est capable de  faire vibrer une salle de concert comme savaient si bien le faire ceux qui sont cités plus haut.

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